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Ayoub

Marina Otero
Marina Otero danse sur scène, derrière elle est projeté une image de visage rougeâtre. Elle porte des vêtements aux motifs de léopard. Marina Otero danse sur scène, derrière elle est projeté une image de visage rougeâtre. Elle porte des vêtements aux motifs de léopard. Tickets
24 – 28.11.2026
Ayoub
Marina Otero
  • Argentine
  • Conférence
  • Performance
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Poursuivant l’exploration de son projet éternel où elle se prend elle-même comme sujet, Marina Otero propose avec « Ayoub » une conférence performance percutante et engagée où il est question d’amour, de solitude, d’un prénom mais aussi de colonialisme et de la Palestine.

Aiub. Ioug. Ayub. Ainou. Aiou. J’ai eu autant de mal à prononcer son nom arabe qu’à comprendre que notre amour n’était pas possible dans un monde impossible. Ce nom est venu détruire, d’une certaine manière, mon Occident.

Au départ du projet, Marina Otero avait l’intention de sauver un homme en situation de vulnérabilité et, en même temps, que cet homme la sauve de la solitude. Elle a entrepris un voyage à Tanger, au Maroc, pour chercher cet homme, l’épouser, lui donner ses papiers de Sud-Américaine européanisée et créer une nouvelle œuvre à partir de cette histoire. Mais Ayoub est apparu, le projet s’est effondré, la quête s’est transformée. Son prénom, Ayoub, qui signifie « le revenu » ou « le repenti », est très populaire dans les pays arabo-musulmans. Elle a fait les comptes : 115 enfants portant ce nom ont été assassiné·es, dans la bande de Gaza, par l’État israélien. En hommage à ces mort·es, Marina Otero donne son nom à cette œuvre, qui parle d’Ayoub, du colonialisme, de la Palestine.

Metteuse en scène, interprète, autrice et pédagogue argentine, Marina Otero vit depuis plusieurs années à Madrid. Ayoub, comme ses spectacles précédents, s’inscrit dans son projet Recordar para vivir, basé sur la construction d’une œuvre interminable autour de sa propre vie et qui s’achèvera le jour de sa mort.

Marina danse en serrant dans ses bras un homme qui tend les bras au ciel.
Un homme se tient debout et fait face à Marina Otero qui est assise sur une chaise.

Soirée composée avec

En correspondance (1)
Venedig Meer – Florence Minder
Marina Otero frappe intensivement un Punchin-Ball et du sable empli l'air

© Andres Carnalla

Infos pratiques

Grande salle
À partir de 16 ans
En espagnol et darija, surtitré en français et anglais

Distribution et crédits

Écriture et mise en scène Marina Otero
En scène Ibrahim Ibnou Goush et Marina Otero
Caméra Florencia de Mugica
Coordination technique et technicien en tournée Giancarlo Pia Mangione
Création lumière Facundo David
Création sonore Antonio Navarro
Montage vidéo Daniela García
Supervision des textes María Velasco
Collaboration Javier Montero
Traduction en dariya Farah Hamdaoui Kadaoui
Arrangements musicaux Juan Pablo de Mendonça
Photographie Andrés Manrique, Andrés Carnalla, Analu Zapata
Tailleur Guadalupe Blanco Galé
Administration de production Mariano de Mendonça
Distribution Otto Productions
Remerciements Nuria Güell, Adrián Carrasco, Andrés Manrique, Somaya Taoufiki, Martín Flores Cárdenas

Avertissements

Le spectacle contient de la nudité.

 

Utilisation de farine durant la performance, ce qui génère des particules en suspension dans l’air pendant la représentation. Nous recommandons aux personnes sensibles ou intolérantes au gluten d’en tenir compte

Accessibilité

Le spectacle est naturellement accessible aux personnes malentendantes grâce au surtitrage.

Revue de presse

Ayoub de Marina Otero fait basculer l’autofiction vers la dénonciation politique. [Le spectacle] interpelle sans chercher la provocation et cristallise une vérité dérangeante.

Mercedes L. Caballero, El Pais
15 novembre 2025

L’éloquence de Marina Otero est parfaite : le ton, le rythme, la cadence, la précision du message.

Ismael Lomana, En Platea
25 février 2026