Lignes de fracture
Cie Michèle Noiret
- Création
- Danse
Danse, parole, gestes graphiques, musique et lumière, « Lignes de fracture » nous plonge dans une écriture fragmentaire et multidimensionnelle. Incarnée par quatre danseuses/interprètes de différentes générations, quatre individualités en proie à leurs désirs, leurs doutes, leurs questionnements et leurs colères. Une pièce qui s’intéresse à une écriture chorégraphique élaborée et précise, prenant sa source dans l’observation de traces, tant graphiques que psychiques.
Comment transposer sur le sol de l’espace scénique toutes les traces que laisse, une heure durant, une pièce chorégraphique ? Difficilement réalisable, cette œuvre graphique unique rendrait visibles des milliers d’empreintes. Des lignes droites chevauchent des courbes. Un réseau de taches s’entrecroise, fusionne pour se dissoudre et surgir à nouveau. Cette œuvre graphique se rapprocherait d’une accumulation de logogrammes de Christian Dotremont, lettres dansantes, ou de toiles de Jackson Pollock, labyrinthes colorés et inextricables, ou encore de graffitis qui recouvrent les murs de nos villes. Autant de propositions pour inventer des partitions chorégraphiques à partir de traces existantes.
Lignes de fracture questionne aussi d’autres traces, celles inscrites dans les parcours de vie de femme de chacune des interprètes, et tente de faire dialoguer ces différentes générations entre elles. Un processus d’échange qui invite à réfléchir sur l’évolution de la place des femmes dans la société d’aujourd’hui, de remuer les points de vue et de tisser des liens de complicité.
Le concept de « danse/cinéma », marque de fabrique de la chorégraphe, l’a amenée à déconstruire les notions d’espace et de temps. Cette fois, sans recours à l’image filmée, elle cherche comment réinventer ces basculements entre différents espaces perceptifs si évidents dans le montage cinématographique, uniquement par le mouvement et la présence des interprètes, la lumière et le son.
Michèle Noiret nous offre une pièce aux textures multiples qu’elle annonce comme étant la dernière qu’elle crée avec sa compagnie. Une dernière pièce, non comme un au revoir, mais comme nouvelle ouverture, l’éternelle remise en question de la démarche créatrice.
En co-présentation avec Charleroi danse
© Michèle Noiret
Grande salle
À partir de 14 ans
Conception et chorégraphie Michèle Noiret
Créée avec et interprétée par Catarina Campo, Michèle Noiret, Lise Vachon, Léa Vinette
Assistant à la chorégraphie David Drouard
Composition musicale originale et régie son Todor Todoroff
Création et régie lumières Ryoya Fudetani
Costumes Patty Eggerickx
Direction technique Yves Pezet
Photographies Sergine Laloux
Production et diffusion Morten Walderhaug
Communication et presse Alexandra de Laminne
Administration et coordination Cathy Zant
Une production de la Compagnie Michèle Noiret/Tandem asbl
En coproduction avec le Théâtre Les Tanneurs, Charleroi danse – Centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles, CCNT, Centre chorégraphique national de Tours
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service Général de la Création Artistique – Service de la Danse, du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral Belge et Casa Kafka Pictures Tax Shelter.
Le spectacle est naturellement accessible aux personnes malentendantes car il n’y a pas de texte et que la musique n’intervient pas ou peu dans la compréhension de l’histoire.